Peintures Fischer
Période : 1960 à 1969 : années 60, 1970 à 1979 : années 70, 1980 à 1989 : années 80, 1990 à 1999 : années 90
En 1989, l’entreprise Peintures Fischer change de dirigeant, Patrick Fischer succède à son père Fernand Fischer (1934-2020) qui l’avait créée en 1956. Fernand était le fils d’Emile Fischer, ouvrier communal et plus particulièrement chargé des eaux, il est vrai qu’il avait des dons de sourcier..
Adolescent, Fernand Fischer rejoint les gymnastes du Cercle Aloysia et se distingue aux agrès. Il sera par la suite le moniteur de la section Gymnastique Adulte..
Il fait son apprentissage de peintre dans l’entreprise Grau de Rosheim et très tôt, en 1956 (il avait alors 22ans), il démarre sa propre entreprise.
En 1957, il épouse Nicole Neff, originaire de Meistratzheim, qui travaillait à Rosheim ; elle était vendeuse au magasin de chaussures Beller. Le couple s’installe à l’actuel numéro 19 de la rue du Général de Gaulle qui était l’ancienne auberge au Soleil et sera alors le premier atelier de Fernand Fischer.
Fernand répond essentiellement à la demande de la clientèle locale : des chantiers de peinture, pose de papiers peints mais aussi de peinture extérieure. La publicité n’était pas encore aussi développée à l’époque, c’est le bouche à oreille qui amenait les nouveaux clients de Rosheim. Pour les villages aux alentours il suffisait d’annoncer le démarrage d’un chantier pour susciter les demandes des voisins, et il fallu bientôt embaucher 3 ouvriers pour absorber toute la charge de travail.
En 1963, l’entreprise déménage dans la maison que Fernand a fait construire au numéro 7 de la route de Boersch à Rosheim.
Patrick, le fils aîné de Fernand nait en 1957. En 1974, il poursuit sa scolarité avec des études de comptabilité et de mécanographie. Il effectue son service militaire chez les Chasseurs Alpins de Bourg-Saint-Maurice et prolongera cette expérience militaire.
En 1979, Fernand tombe malade et demande à Patrick de lui donner un coup de main, et ce sera le début d’une reconversion.
Tout en travaillant dans l’entreprise familiale, Patrick passe son CAP de peinture puis obtient son brevet de maîtrise en 1983 avec le maître peintre Albecker de la Robertsau.
En 1989, Patrick reprend l’entreprise familiale et la transforme en SàRL, son père l’accompagne encore un certain temps, mais Patrick ne voulait pas faire la même peinture que son papa.
Très tôt il s’intéresse aux peintures naturelles et se documente sur le sujet, il finit par dénicher en Italie un ouvrage de référence : « il libro del arte » qui lui permet de percer le secret des peintures anciennes. Sa curiosité le poussa à en comprendre la composition dès le XIVe siècle. Par défragmentation il comprend comment était fabriquées ces peintures et arrive à les reconstituer par assemblage de produits naturels. Il touche ainsi aux domaines de la chimie minérale, de la chimie organique et des plantes tinctoriales.
De son grand père Patrick a peut-être hérité le don de percevoir les énergies dégagées par l’eau, mais également par les couleurs. Son don à créer du « bien-être par la couleur » lui confère une certaine réputation, et certains le nomment « le peintre fou de Rosheim ». Il est invité à faire des conférences sur la chromatologie et le pouvoir des couleurs.
Ses connaissances sur les peintures anciennes sont reconnues par les architectes des Monuments Historiques qui lui confient de gros chantiers de rénovation d’églises et d’autres monuments historique. Il est intervenu sur des chantiers tels que l’église Saint-Etienne de Rosheim, le Mont-Sainte-Odile, les Bains Municipaux de Strasbourg, le Château de Chambord….
L’entreprise Peintures Fischer est labélisée EPV : Entreprise du Patrimoine Vivant depuis 2011.
En 2000, l’entreprise « Fischer Patrick, peinture-décor » s’installe au numéro 4 de l’Avenue de la Gare. Actuellement elle emploie 9 salariée (après un pic de 23 salariés en 2011) qui s’occupent à 60% de monuments historiques et 40% d’autres travaux de peinture et de décor chez les particuliers.
Mais à Rosheim, Fernand Fischer était également connu pour être une des chevilles ouvrières du Club Vosgien. Ci joint un extrait de l’article que les DNA lui on consacré à son décès. Il a également transmis cette passion a ses fils Patrick et Christophe.
Patrick fort de son expérience de chasseur alpin a voulu transmettre sa passion de la montagne en créant la section des » jeune du Club Vosgien » devenue en 2009 le « Club Vosgien Purpurkopf ».
Retour : Les artisans de Rosheim dans la 2de moitié du 20e siècle.